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“On se capte ou on se ghoste ?” : Quelles suites pour les matchs tinder ?

Le 29 mars restera dans les annales de l’application de rencontre. Ce jour-là Tinder a enregistré pas moins de 3 milliards de swipe soit plus en une journée que dans toute son histoire. 

Maintenant que le déconfinement a commencé va-t-on assister à un boom de la natalité ou ces milliers de match vont-ils retomber dans les méandres du besoin de contact humain ?

Les fantômes de Tinder

“Je m’ennuyais, c’était pour passer le temps”. Confiné seul dans son appartement lyonnais, c’est sur l’application de rencontre que Leo a passé le temps mais sans réelle conviction: “Pas de rencontre mais des discussions sympas. Le but c’était de mettre la recherche kilométrique au minimum pour pouvoir discuter avec mes voisines”. Pour le jeune homme, une dizaine de match (un like réciproque qui permet d’interagir avec une autre personne), plusieurs conversations qui ont aidées à rendre les jours moins longs. Et c’est sans surprise qu’il a abandonné l’application au sortir du confinement et “ghosté” ses conquêtes virtuelles c’est-à-dire laissé sans réponse. 

Ils sont nombreux comme lui à avoir fait leur début sur Tinder suite au confinement pour palier au manque de contact et d’échange de la vie de tous les jours. 

Le nombre de passeport (fonctionnalité premium permettant d’interagir avec des personnes du monde entier) a également augmenté de 20% en France le mois dernier. Initialement payant, Tinder l’avait même rendu gratuit pour permettre à ses utilisateurs tout autour du globe de discuter.

“Les membres de tinder autour du monde se sont avancés les uns vers les autres d’une façon extraordinaire. C’est comme une version digital des italiens qui se penchent de leur balcon pour chanter”. – Elie Seidman, PDG de Tinder.

Sauf que, comme les chants sur les balcons, grandes sont les chances que cet engouement pour l’application passe.

Depuis ce lundi 11 mai, il nous est à nouveau possible de sortir, faire du shopping. Petit à petit la vie reprend et son lot d’interaction qui fait de l’humain un animal social aussi. Rendant ainsi désuète l’application. Résultat: Pléthore d’âmes éconduites plus ou moins élégamment !

Tous ghostés ? non ? Un groupe d’irréductible romantique résiste encore et toujours. 

Les premiers “dates” post -confinement

Certains n’ont pas perdu de temps pour rencontrer leur coup de coeur tinder, bravant aussi le risque de propagation du virus. 

Ceux qui souhaitent roucouler au sortir du confinement devront cependant faire preuve d’imagination pour leur rendez-vous. Les bars et restaurants étant fermés, le traditionnel premier verre est hors jeux mais il en fallait plus pour empêcher Alexis de rencontrer celle avec qui il discute tous les jours, depuis 2 semaines. “Nous avons pu prendre l’air frais en altitude”. Les deux tourtereaux ont donc profité d’une randonnée en montagne pour apprendre à mieux se connaître tout en jouissant … d’une liberté retrouvée.

Idem pour Julia qui discute avec Romain depuis trois semaines. Trois semaines qui leur ont permis de mieux se connaître.  D’après le PDG Elie Seidman, le nombre de conversations journalières aurait augmenté de 20% dans le monde entier. Les conversations auraient, elles, augmenté de 25%. Un badinage plus long qui a permis aux deux prétendants de mieux se découvrir. Elle habite Annecy, lui à quelques kilomètres de l’autre côté de la frontière suisse et tous les deux aiment le bon vin et la bonne bouffe. “C’est tout naturellement que l’idée d’une virée au Salève et un pic-nic autour d’un bon rouge nous est venue.”

Une fois n’est pas coutume l’amour n’est pas au rendez-vous à Paris. La capitale a assisté à certains rassemblements malgré les règles de distanciation: Bal de rue, rassemblement près des quais. La gouvernement a donc dû prendre certaines mesures: maintien de la fermeture des parcs et des jardins, interdiction de consommer de l’alcool dans les parcs. L’ambiance peu propice à la flânerie romantique .

Paris n’est plus la capitale de l’amour

Angélique qui habite dans le 11ème a rencontré un homme avec lequel elle a commencé à discuter pendant le confinement. “C’était extrêmement étrange.” La situation reste source d’inquiétude pour certains amoureux “Lui était masqué car flippé, moi sans masque. On a fait que marcher, du coup c’était pas un contexte à prendre le temps ou à être face à face où c’est plus simple de séduire et d’être séduite”. 

Si beaucoup ont été ghostés, ils sont également nombreux à avoir braver le bon sens et les règles de distanciation pour rencontrer masqués ou pas ceux et celles avec qui ils discutaient depuis plusieurs semaines . Malgré le Covid-19, love is in the air.

Les prénoms ont été modifiés

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